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Trois ans après la mort d'Agnès Lassalle, l'Education nationale "se bat collectivement pour faire reculer la violence", assure Geffray
information fournie par AFP 21/04/2026 à 09:43

Des proches assistent aux obsèques de la professeure Agnès Lassalle à l'église Sainte-Eugénie de Biarritz, le 3 mars 2023 dans les Pyrénées-Atlantiques ( AFP / GAIZKA IROZ )

Des proches assistent aux obsèques de la professeure Agnès Lassalle à l'église Sainte-Eugénie de Biarritz, le 3 mars 2023 dans les Pyrénées-Atlantiques ( AFP / GAIZKA IROZ )

Plus de trois ans après la mort de la professeure Agnès Lassalle, Edouard Geffray a affirmé mardi, jour de l'ouverture du procès de l'élève meurtrier, que la communauté éducative "se bat collectivement pour faire reculer la violence" alors que 800 armes blanches ont été découvertes en un an aux abords des écoles.

Interrogé, avant le démarrage du procès à huis clos, sur son message aux professeurs ayant parfois peur d'aller travailler le matin, le ministre de l'Education nationale a répondu sur France 2 que "ce drame, il y a trois ans, avait bouleversé la communauté éducative" et que "plus que jamais, la communauté éducative est unie".

Le 22 février 2023, la professeure d'espagnol de 53 ans, qui enseignait depuis 1997 au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin, à Saint-Jean-de-Luz, avait été tuée d'un coup de couteau à la poitrine porté par un adolescent de 16 ans.

"Je leur dis aussi évidemment qu'on se bat collectivement pour faire reculer la violence", a ajouté Edouard Geffray, évoquant 20.500 opérations de contrôle en un an aux abords des établissements pour détecter les armes blanches, lors desquelles ont été retrouvées "800 armes blanches: couteaux, cutters..."

Des fleurs déposées devant l'entrée du collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin, après la mort d'une professeure poignardée par un élève, le 23 février 2023 à Saint-Jean-de-Luz, dans le sud-ouest de la France ( AFP / GAIZKA IROZ )

Des fleurs déposées devant l'entrée du collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin, après la mort d'une professeure poignardée par un élève, le 23 février 2023 à Saint-Jean-de-Luz, dans le sud-ouest de la France ( AFP / GAIZKA IROZ )

Jugeant que "800 sur 20.000, ça fait beaucoup", il a déclaré que "tout l'enjeu pour nous, c'est de multiplier les contrôles et puis bien sûr de travailler aussi sur l'éducation".

"Parce que le premier problème, c'est quand même que le couteau ne sorte pas de la maison. Et donc c'est de travailler avec les familles, avec les parents, avec les élèves pour bannir cette espèce de pratique totalement inacceptable qui fait que certains jeunes aujourd'hui se promènent armés", a poursuivi le ministre.

La mort de l'enseignante en 2023, poignardée en classe, avait suscité une grande émotion au sein de la communauté éducative. Une minute de silence avait été observée dans les établissements scolaires du pays, un peu plus de deux ans après l'assassinat de Samuel Paty.

Huit mois après la mort d'Agnès Lassalle, le professeur de français Dominique Bernard avait été poignardé à mort devant son établissement par un ancien élève fiché pour radicalisation islamiste.

L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années dans le cadre de leur fonction.

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